Sur 2 266 logements analysés dans le département 09 (Ariège) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 418 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 18.4 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre d'un logement, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Ce classement, obligatoire lors de toute transaction ou mise en location, est devenu un critère déterminant dans la valorisation d'un bien et dans la décision de vente d'un propriétaire.

Pour un agent immobilier, les étiquettes F et G revêtent une importance particulière : la loi Climat et Résilience organise un calendrier de restrictions progressives à la location des logements les plus énergivores, ce qui incite les propriétaires concernés à anticiper une vente plutôt que d'engager des travaux de rénovation lourds. Ces logements font par ailleurs l'objet d'une décote à la revente, ce qui constitue un levier de discussion pour un professionnel en prospection. Le territoire de l'Ariège, avec 79 communes couvertes et 2266 logements analysés, offre une base d'observation suffisamment large pour repérer les secteurs où cette dynamique est la plus marquée.

Chiffres clés

2 266
Logements analysés (DPE)
418 (18.4 %)
Passoires thermiques (F ou G)
1 452 (64.1 %)
Logements énergivores (D à G)
79
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
85 (3.8 %)
B
135 (6 %)
C
594 (26.2 %)
D
641 (28.3 %)
E
393 (17.3 %)
F
234 (10.3 %)
G
184 (8.1 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur l'ensemble du parc analysé en Ariège, 418 logements sont classés F ou G, soit 18,4 % du total. Ce chiffre situe une part significative du parc local dans la catégorie des passoires thermiques, directement exposées aux futures restrictions de mise en location. Plus largement, les logements classés D à G représentent 1452 unités, soit 64,1 % de l'échantillon, ce qui indique qu'une majorité des biens analysés se situe en dessous du seuil de performance intermédiaire.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : la classe D est la plus représentée avec 641 logements, suivie de la classe C (594) et de la classe E (393). Les classes performantes A et B ne totalisent ensemble que 220 logements, soit une minorité du parc. Cette structure illustre un parc de logements globalement ancien ou peu rénové, ce qui constitue un contexte favorable à l'identification de biens susceptibles de faire l'objet d'une mise en vente liée à des considérations énergétiques.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Biert5480 %
71
2Ascou5480 %
67
3Rimont8675 %
65
4Ganac9666.7 %
63
5Saint-Paul-de-Jarrat251664 %
60
6Quérigut5360 %
58
7Luzenac9555.6 %
56
8Ignaux6350 %
52
9Montferrier271348.1 %
51
10L'Aiguillon7457.1 %
51
11Val-de-Sos14642.9 %
48
12Seix14642.9 %
47
13Lavelanet1043028.8 %
45
14Bélesta18738.9 %
45
15Montoulieu7342.9 %
45
16Saurat10440 %
44
17Pamiers286165.6 %
43
18Serres-sur-Arget19736.8 %
43
19Massat11436.4 %
42
20Montaut7342.9 %
42

Lecture du classement

Les communes au plus fort potentiel identifiées se distinguent d'abord par des taux de passoires thermiques élevés, atteignant 80 % à Biert et à Ascou, ou encore 75 % à Rimont. Ces communes présentent toutefois des volumes de logements analysés très restreints, entre 5 et 9 unités, ce qui limite le nombre absolu de mandats potentiels malgré un indice de prospection élevé, jusqu'à 71/100 pour Biert.

Saint-Paul-de-Jarrat se distingue par un profil différent : avec 25 logements analysés et 16 passoires F/G, soit 64 %, elle combine un volume plus conséquent et un taux de passoires toujours élevé, ce qui lui vaut un indice de 60/100. Ce compromis entre nombre de logements et proportion de biens énergivores en fait une commune à surveiller en priorité pour une prospection à plus grande échelle, tandis que les communes plus petites comme Quérigut, Luzenac ou Ignaux, avec des taux compris entre 50 % et 60 %, complètent la liste des zones à cibler ponctuellement.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données permettent d'orienter la prospection d'un agent immobilier vers les communes où la proportion de passoires thermiques est la plus forte, tout en tenant compte du volume de logements disponibles pour dimensionner l'effort commercial.

  • Prioriser Saint-Paul-de-Jarrat, qui combine un volume de logements plus important et un taux de passoires élevé, pour une action de prospection structurée.
  • Traiter les petites communes à fort taux (Biert, Ascou, Rimont, Ganac) en approche ciblée et personnalisée, adaptée à un faible nombre de biens.
  • Utiliser le classement énergétique du logement comme argument d'entrée en relation avec les propriétaires de biens classés F ou G, en évoquant les contraintes réglementaires à venir sur la location.
  • Mettre en avant la décote associée aux passoires thermiques pour engager une discussion sur la valorisation du bien et l'opportunité d'une vente.
  • Suivre l'évolution du classement des communes de l'échantillon pour actualiser les priorités de prospection au fil du temps.

En résumé

Le parc de logements ariégeois analysé présente une part notable de passoires thermiques et une majorité de biens énergivores, ce qui constitue un terrain propice à l'identification de propriétaires susceptibles d'envisager une vente. Les communes mises en avant, qu'elles se distinguent par un taux élevé de passoires ou par un volume de logements plus conséquent, offrent des points d'entrée différenciés pour une stratégie de prospection adaptée aux réalités locales.