Sur 7 998 logements analysés dans le département 21 (Côte-d'Or) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 970 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 12.1 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.
Pourquoi ces chiffres comptent
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie d'un logement et son impact en émissions de gaz à effet de serre, sur une échelle allant de A (logement performant) à G (logement très énergivore, dit « passoire thermique »). Ce classement conditionne aujourd'hui la valeur d'un bien sur le marché : un logement étiqueté F ou G subit généralement une décote, doit faire l'objet de travaux de rénovation pour rester attractif à la vente ou à la location, et fait l'objet de restrictions progressives de mise en location dans le cadre de la loi Climat et Résilience. Pour un agent immobilier, ces éléments transforment le DPE en indicateur de prospection : un propriétaire d'un bien classé F ou G est statistiquement plus enclin à envisager une vente, faute de vouloir engager des travaux coûteux.
La Côte-d'Or constitue ici le territoire d'observation, avec 7998 logements analysés répartis sur 152 communes. Cette couverture permet d'identifier, à l'échelle communale, les zones où la part de passoires thermiques est la plus élevée et où le potentiel de mandats liés à une nécessité de rénovation ou de vente est le plus marqué.
Chiffres clés
Répartition des étiquettes DPE
Ce que disent ces chiffres
Sur les 7998 logements analysés en Côte-d'Or, 970 sont classés F ou G, soit 12,1 % du parc étudié. Ce taux de passoires thermiques signale une part significative de biens potentiellement concernés par une dépréciation ou une obligation de travaux. Plus largement, les logements classés D à G, considérés comme énergivores, représentent 4785 unités, soit 59,8 % du total : cela signifie que près de six logements analysés sur dix se situent dans la moitié basse de l'échelle énergétique.
La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : la classe C domine avec 2599 logements, suivie de près par la classe D avec 2550 logements, ces deux catégories concentrant l'essentiel du parc. Les classes A et B restent minoritaires, avec respectivement 98 et 516 logements, traduisant une faible proportion de biens très performants. À l'autre extrémité, les étiquettes F et G totalisent 636 et 334 logements. Cette structure illustre un parc majoritairement intermédiaire à énergivore, avec une frange de passoires thermiques suffisamment large pour constituer un vivier de prospection identifiable.
Classement des communes par potentiel de prospection
Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).
| # | Commune | Logements analysés | Passoires F/G | % F/G | Indice StreetHome |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Saulx-le-Duc | 5 | 4 | 80 % | 70 |
| 2 | Chanceaux | 8 | 6 | 75 % | 64 |
| 3 | Vic-sous-Thil | 5 | 3 | 60 % | 58 |
| 4 | Trouhaut | 5 | 3 | 60 % | 58 |
| 5 | Meloisey | 5 | 3 | 60 % | 58 |
| 6 | Asnières-en-Montagne | 5 | 3 | 60 % | 58 |
| 7 | Ménétreux-le-Pitois | 6 | 3 | 50 % | 51 |
| 8 | Savoisy | 6 | 3 | 50 % | 48 |
| 9 | Dijon | 4 020 | 339 | 8.4 % | 47 |
| 10 | Montigny-Mornay-Villeneuve-sur-Vingeanne | 8 | 4 | 50 % | 46 |
| 11 | Arnay-le-Duc | 24 | 9 | 37.5 % | 44 |
| 12 | Laignes | 13 | 6 | 46.2 % | 43 |
| 13 | Époisses | 14 | 5 | 35.7 % | 42 |
| 14 | Corgoloin | 9 | 4 | 44.4 % | 41 |
| 15 | Premeaux-Prissey | 9 | 4 | 44.4 % | 41 |
| 16 | Rouvray | 9 | 3 | 33.3 % | 41 |
| 17 | Les Maillys | 8 | 3 | 37.5 % | 41 |
| 18 | Sainte-Marie-la-Blanche | 5 | 2 | 40 % | 41 |
| 19 | Manlay | 5 | 2 | 40 % | 41 |
| 20 | Meuilley | 9 | 3 | 33.3 % | 39 |
Lecture du classement
Les communes listées comme présentant le plus fort potentiel se distinguent avant tout par la part de passoires thermiques F/G au sein de leur échantillon analysé, plutôt que par un volume important de logements. Saulx-le-Duc arrive en tête avec 4 passoires sur 5 logements analysés, soit 80 %, pour un indice de 70/100. Chanceaux suit avec 6 passoires sur 8 logements, soit 75 %, et un indice de 64/100. Ces deux communes affichent les taux de concentration les plus élevés du classement, bien que portant sur de faibles effectifs.
Un second groupe de communes — Vic-sous-Thil, Trouhaut, Meloisey et Asnières-en-Montagne — partage un même profil : 5 logements analysés chacune, dont 3 passoires F/G, soit 60 %, pour un indice de 58/100. Ménétreux-le-Pitois et Savoisy complètent la liste avec des parts de 50 % sur 6 logements analysés, et des indices respectifs de 51/100 et 48/100. L'ensemble de ces communes se caractérise donc par de petits échantillons mais des concentrations élevées de passoires thermiques, ce qui en fait des cibles pertinentes pour une prospection ciblée plutôt que volumétrique.
Ce que cela implique pour votre prospection
Pour un agent immobilier prospectant en Côte-d'Or, ces données invitent à combiner une approche par volume à l'échelle du département et une approche par concentration à l'échelle communale, en particulier sur les communes affichant les indices et parts de passoires les plus élevés.
- Prioriser les prises de contact dans les communes à forte part de passoires F/G comme Saulx-le-Duc et Chanceaux, où la probabilité de propriétaires confrontés à une obligation de travaux est plus élevée.
- Adapter le discours commercial en mettant en avant la décote liée aux étiquettes F et G et l'intérêt d'anticiper une vente avant d'engager des travaux de rénovation.
- Exploiter la répartition globale du parc, où près de 60 % des logements sont classés D à G, pour élargir la prospection au-delà des seules passoires vers les biens D et E, potentiellement concernés à moyen terme.
- Tenir compte de la taille réduite des échantillons dans certaines communes du classement, qui invite à vérifier au cas par cas la situation de chaque bien avant toute approche.
- Utiliser l'indice de potentiel comme outil de hiérarchisation des zones de prospection, en complément de données de terrain propres à chaque commune.


