Sur 6 593 logements analysés dans le département 25 (Doubs) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 909 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 13.8 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation énergétique et l'impact en émissions de gaz à effet de serre d'un logement, sur une échelle allant de A (performant) à G (très énergivore). Il constitue aujourd'hui un critère de vente et de location à part entière, intégré à toute annonce immobilière et de plus en plus scruté par les acquéreurs.

Les étiquettes F et G, dites « passoires thermiques », sont particulièrement suivies par les professionnels de l'immobilier depuis l'entrée en application de la loi Climat et Résilience, qui restreint progressivement la mise en location de ces biens. Pour un agent, ces logements représentent des propriétaires potentiellement contraints d'engager des travaux de rénovation ou de vendre avant que la décote liée à l'étiquette ne s'accentue. Le Doubs, avec 6593 logements analysés répartis sur 203 communes, offre ici un terrain d'observation à l'échelle départementale.

Chiffres clés

6 593
Logements analysés (DPE)
909 (13.8 %)
Passoires thermiques (F ou G)
4 353 (66 %)
Logements énergivores (D à G)
203
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
117 (1.8 %)
B
246 (3.7 %)
C
1 877 (28.5 %)
D
2 282 (34.6 %)
E
1 162 (17.6 %)
F
568 (8.6 %)
G
341 (5.2 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 6593 logements analysés dans le Doubs, 909 sont classés F ou G, soit 13,8 % du parc. Ce chiffre situe une part significative mais minoritaire de biens directement concernés par les restrictions réglementaires les plus immédiates. En revanche, la part des logements D à G atteint 66 %, ce qui indique que les deux tiers du parc analysé présentent une performance énergétique moyenne à faible.

La répartition par étiquette confirme cette tendance : la classe D est la plus représentée avec 2282 logements, suivie par la classe C (1877) et la classe E (1162). Les classes F (568) et G (341) restent minoritaires en valeur absolue mais s'ajoutent à un ensemble D-E déjà conséquent, ce qui traduit un parc globalement ancien ou peu rénové, avec un nombre restreint de logements très performants (A : 117, B : 246).

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Allenjoie5480 %
69
2Courvières5480 %
69
3Verrières-de-Joux11981.8 %
68
4Lods5480 %
65
5Bouverans6466.7 %
61
6Les Monts-Ronds6466.7 %
57
7Amagney5360 %
57
8Saint-Hippolyte5360 %
57
9Damprichard201155 %
54
10Loray6350 %
51
11Nommay211152.4 %
49
12Arçon9444.4 %
47
13Besançon1 9841196 %
46
14Les Premiers Sapins16743.8 %
46
15Mouthier-Haute-Pierre7342.9 %
46
16Dambelin9444.4 %
45
17Valonne5240 %
45
18Épeugney5240 %
45
19Abbenans5240 %
45
20Gonsans5240 %
45

Lecture du classement

Les communes au plus fort potentiel identifiées se caractérisent toutes par de faibles volumes de logements analysés (entre 5 et 11 biens), ce qui invite à lire les pourcentages avec prudence statistique. Verrières-de-Joux se distingue par le volume le plus élevé de cette liste (11 logements) et une part de passoires de 81,8 %, la plus forte du classement, associée à un indice de 68/100. Allenjoie et Courvières affichent le même indice, le plus élevé du groupe (69/100), avec 80 % de passoires sur 5 logements chacune.

Un second groupe de communes présente des indices plus modérés, entre 57 et 65/100 : Lods (80 % de passoires, indice 65), Bouverans et Les Monts-Ronds (66,7 %, indices respectifs de 61 et 57), ainsi qu'Amagney et Saint-Hippolyte (60 %, indice 57). Ce qui distingue les communes en tête n'est donc pas uniquement la part de passoires, mais la combinaison entre cette part et l'indice global, qui semble intégrer d'autres critères de priorisation.

Ce que cela implique pour votre prospection

Pour un agent immobilier prospectant sur le Doubs, ces données permettent de cibler en priorité les communes où la concentration de passoires thermiques est la plus forte, tout en gardant à l'esprit la faible taille de certains échantillons. Une approche différenciée entre les communes à fort volume et celles à fort taux mais petit volume est recommandée.

  • Concentrer les premières actions de prospection sur les communes à indice le plus élevé (Allenjoie, Courvières, Verrières-de-Joux), en priorisant Verrières-de-Joux pour son volume de logements plus important.
  • Ne pas négliger le stock de logements classés D et E, qui représentent une part majoritaire du parc (66 % en cumulé D à G) et constituent un vivier de futurs vendeurs avant un éventuel déclassement.
  • Adapter le discours commercial des communes à faible volume (5 à 6 logements) en misant sur une approche personnalisée et un contact direct plutôt que sur une campagne de masse.
  • Croiser les données DPE avec les données DVF pour identifier les propriétaires de passoires thermiques n'ayant pas engagé de travaux récents, signe d'une motivation potentielle à vendre plutôt qu'à rénover.
  • Surveiller l'évolution du calendrier réglementaire lié aux étiquettes F et G pour anticiper les prises de contact auprès des propriétaires concernés.

En résumé

Le parc de logements du Doubs présente une majorité de biens aux performances énergétiques moyennes à faibles, avec une part identifiable mais ciblée de passoires thermiques. Les communes au plus fort potentiel, bien que de taille modeste, offrent des points d'entrée pertinents pour une prospection structurée, à condition de tenir compte de la volumétrie réelle de chaque marché local.