Sur 2 225 logements analysés dans le département 43 (Haute-Loire) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 630 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 28.3 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie d'un logement et son impact en émissions de gaz à effet de serre, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Il repose sur les caractéristiques du bâti, du système de chauffage et de l'isolation, et constitue depuis plusieurs années un document obligatoire pour toute vente ou location. Cette étiquette influence directement la perception du bien par les acquéreurs potentiels et devient un critère de décision au même titre que la localisation ou la surface.

Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les agents immobiliers dans le cadre de la loi Climat et Résilience, qui organise un calendrier de restrictions progressives à la location pour ces logements les plus énergivores. Cette contrainte réglementaire pousse un certain nombre de propriétaires à anticiper une vente plutôt que d'engager des travaux de rénovation lourds, ou à accepter une décote de prix en cohérence avec l'état énergétique du bien. La Haute-Loire, avec 2225 logements analysés répartis sur 87 communes, constitue un territoire où ce phénomène peut être observé et où le repérage des passoires thermiques offre une base de prospection pour les professionnels de l'immobilier.

Chiffres clés

2 225
Logements analysés (DPE)
630 (28.3 %)
Passoires thermiques (F ou G)
1 846 (83 %)
Logements énergivores (D à G)
87
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
27 (1.2 %)
B
62 (2.8 %)
C
290 (13 %)
D
638 (28.7 %)
E
578 (26 %)
F
284 (12.8 %)
G
346 (15.6 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 2225 logements analysés en Haute-Loire, 630 sont classés F ou G, soit 28.3 % du parc étudié. Ce chiffre place plus d'un quart des biens dans la catégorie des passoires thermiques, c'est-à-dire des logements potentiellement concernés par les restrictions locatives à venir et par une motivation accrue à la vente ou à la rénovation. La répartition détaillée par étiquette montre que les classes F (284 logements) et G (346 logements) représentent ensemble une part significative du total, la classe G étant même la plus représentée parmi les étiquettes les moins performantes.

Plus largement, les logements classés D à G totalisent 1846 unités, soit 83 % du parc analysé. Cette proportion indique que la grande majorité des biens recensés se situe dans la moitié basse de l'échelle énergétique, les classes A et B ne représentant à elles deux que 89 logements (27 et 62 respectivement). La classe C, avec 290 logements, et la classe D, avec 638 logements, forment un socle intermédiaire important, mais c'est bien la concentration cumulée sur les étiquettes D à G qui caractérise l'état général du parc de logements dans ce territoire.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Monlet6583.3 %
71
2Montregard9777.8 %
68
3Chambezon5480 %
68
4Saint-Front5480 %
68
5Mazeyrat-d'Allier12975 %
66
6Le Brignon8675 %
66
7Paulhac5480 %
64
8Blesle12866.7 %
59
9Saint-Privat-d'Allier8562.5 %
56
10Le Puy-en-Velay3214213.1 %
54
11Lapte15853.3 %
53
12Auzon15853.3 %
53
13Saugues18950 %
52
14Riotord9555.6 %
52
15Saint-Pierre-du-Champ7457.1 %
52
16Langeac381847.4 %
51
17Fay-sur-Lignon6350 %
51
18Pradelles6350 %
51
19La Chaise-Dieu6350 %
51
20Paulhaguet11545.5 %
48

Lecture du classement

Les communes identifiées comme présentant le plus fort potentiel se distinguent par des taux de passoires thermiques particulièrement élevés au sein de leur échantillon local. Monlet arrive en tête avec un indice de 71/100, porté par 5 passoires F/G sur 6 logements analysés, soit 83.3 %. Montregard, Chambezon, Saint-Front et Paulhac suivent avec des indices situés entre 64 et 68/100, chacune affichant une part de passoires comprise entre 77.8 % et 80 %, sur des volumes de logements analysés restreints, entre 5 et 9 unités.

Mazeyrat-d'Allier et Le Brignon se singularisent par un volume plus élevé, avec respectivement 12 et 8 logements analysés, tout en conservant une part de passoires notable de 75 %. Blesle, avec également 12 logements analysés, présente un taux de 66.7 % et l'indice le plus bas de cette liste, à 59/100. Ce classement illustre que l'indice de potentiel ne dépend pas uniquement du volume de logements recensés, mais combine ce volume avec la proportion de passoires thermiques identifiées, ce qui explique que des communes à faible échantillon comme Monlet ou Chambezon puissent devancer des communes disposant d'un nombre plus important de logements analysés comme Mazeyrat-d'Allier ou Blesle.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données offrent à un agent immobilier prospectant en Haute-Loire des repères concrets pour orienter son activité de manière ciblée, en tenant compte à la fois de la part de passoires thermiques et du volume de logements disponibles dans chaque commune.

  • Prioriser les communes à indice élevé comme Monlet, Montregard, Chambezon ou Saint-Front pour des actions de prospection directe auprès des propriétaires de logements F et G.
  • Considérer Mazeyrat-d'Allier et Blesle comme des zones à volume plus conséquent, permettant de constituer un portefeuille de prospects plus large tout en conservant un taux de passoires significatif.
  • Adapter le discours commercial en mettant en avant les enjeux réglementaires liés à la loi Climat et Résilience pour sensibiliser les propriétaires de biens F ou G à une vente anticipée.
  • Utiliser la répartition par étiquette du territoire pour argumenter sur la position d'un bien donné par rapport à l'ensemble du parc local, notamment vis-à-vis des classes D à G qui concentrent 83 % des logements analysés.
  • Étendre progressivement la veille aux 87 communes couvertes, en tenant compte de la taille variable des échantillons pour ne pas surestimer le potentiel de commodités à faible nombre de logements analysés.

En résumé

Le parc de logements analysé en Haute-Loire se caractérise par une proportion importante de biens énergivores, avec plus d'un quart de passoires thermiques et une large majorité de logements classés D à G. Les communes au plus fort potentiel identifiées, qu'elles présentent un faible volume avec un taux de passoires très élevé ou un volume plus conséquent avec un taux légèrement moindre, constituent autant de points d'entrée pour une prospection immobilière construite sur des données objectives et territorialisées.