Sur 21 071 logements analysés dans le département 34 (Hérault) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 580 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 2.8 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre d'un logement, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Ce document, obligatoire lors de toute vente ou location, est devenu un élément central de la transaction immobilière : il informe l'acquéreur sur les charges énergétiques à venir et sur l'ampleur des travaux éventuels de rénovation.

Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les professionnels de l'immobilier depuis l'entrée en application de la loi Climat et Résilience, qui restreint progressivement la mise en location des logements les plus énergivores. Un propriétaire d'un bien classé F ou G est ainsi confronté à une alternative : engager des travaux de rénovation coûteux ou vendre. Cette contrainte réglementaire, associée à la décote de valeur que subissent ces biens sur le marché, en fait des cibles privilégiées pour la prospection de mandats. Le département de l'Hérault, avec 21 071 logements analysés répartis sur 248 communes, constitue à ce titre un territoire d'observation étendu.

Chiffres clés

21 071
Logements analysés (DPE)
580 (2.8 %)
Passoires thermiques (F ou G)
6 113 (29 %)
Logements énergivores (D à G)
248
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
1 519 (7.2 %)
B
3 657 (17.4 %)
C
9 782 (46.4 %)
D
4 072 (19.3 %)
E
1 461 (6.9 %)
F
471 (2.2 %)
G
109 (0.5 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur l'ensemble du parc analysé dans l'Hérault, 580 logements sont classés F ou G, soit 2,8 % du total. Cette proportion est à mettre en perspective avec la structure globale des étiquettes : les classes A, B et C rassemblent à elles seules 14 958 logements, soit une large majorité du parc étudié, tandis que les classes D à G regroupent 6 113 logements, représentant 29 % de l'ensemble.

La répartition par étiquette montre un parc concentré autour de la classe C (9 782 logements), qui constitue la catégorie la plus représentée, loin devant la classe D (4 072 logements) et la classe B (3 657 logements). Les étiquettes extrêmes restent minoritaires : 1 519 logements en A et seulement 109 en G. Cette structure suggère un parc globalement performant dans son ensemble, avec une frange de logements énergivores (D à G) qui, sans être majoritaire, représente tout de même près de trois logements sur dix.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Saint-Julien8562.5 %
70
2Saint-Étienne-Estréchoux6350 %
57
3Olargues11436.4 %
44
4La Caunette6233.3 %
43
5La Salvetat-sur-Agout25728 %
39
6Montpellier6 5661472.2 %
38
7Saint-Nazaire-de-Ladarez10330 %
38
8Aigues-Vives7228.6 %
37
9Mons10330 %
36
10La Boissière11327.3 %
33
11Les Matelles23626.1 %
31
12Tressan8225 %
30
13Faugères9222.2 %
29
14Galargues5120 %
28
15Cazedarnes5120 %
28
16Saint-Vincent-d'Olargues5120 %
28
17Ferrals-les-Montagnes6116.7 %
27
18Lunas-les-Châteaux7114.3 %
26
19Fontès7114.3 %
26
20La Tour-sur-Orb17317.6 %
24

Lecture du classement

Le classement des communes au plus fort potentiel fait apparaître deux profils distincts. D'un côté, des communes rurales de faible volume mais à forte concentration de passoires thermiques : Saint-Julien affiche l'indice le plus élevé (70/100) avec 5 passoires F/G sur 8 logements analysés, soit 62,5 %. Saint-Étienne-Estréchoux (50 %), Olargues (36,4 %), La Caunette (33,3 %) ou encore Saint-Nazaire-de-Ladarez (30 %) suivent la même logique : un nombre réduit de logements analysés, mais une part de passoires thermiques élevée qui fait ressortir un potentiel de prospection ciblé, mandat par mandat.

À l'inverse, Montpellier se distingue par un volume considérable de 6 566 logements analysés, pour 147 passoires F/G, soit une part limitée de 2,2 %, nettement inférieure à celle des communes rurales du classement. Son indice de 38/100 la place néanmoins parmi les communes à fort potentiel, en raison du volume absolu de biens concernés : 147 logements F/G à Montpellier représentent un gisement de prospection plus important en nombre que l'ensemble des passoires recensées dans les petites communes citées. Ce contraste entre part relative et volume absolu est une donnée clé pour hiérarchiser les priorités de prospection.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données invitent à distinguer deux approches complémentaires de prospection selon le profil des communes : une approche de volume sur les grandes villes comme Montpellier, où le nombre absolu de passoires thermiques reste élevé malgré une part modérée, et une approche de ciblage fin sur les communes rurales où la concentration de passoires est plus forte proportionnellement.

  • Prioriser un travail de fond sur Montpellier, où 147 logements F/G offrent un volume de mandats potentiels significatif malgré une part relative faible.
  • Cibler en parallèle les communes à forte part de passoires (Saint-Julien, Saint-Étienne-Estréchoux, Olargues) pour une prospection de proximité, en tenant compte du faible nombre de logements concernés dans chacune.
  • Adapter le discours commercial aux propriétaires de biens F et G en s'appuyant sur les obligations issues de la loi Climat et Résilience pour motiver une mise en vente rapide.
  • Utiliser la répartition des étiquettes du territoire (majorité en A, B, C) pour valoriser les biens performants auprès des acquéreurs et positionner les F/G comme des opportunités de négociation.
  • Suivre l'évolution du classement des communes au sein de l'Hérault afin d'ajuster régulièrement les zones de prospection prioritaires.

En résumé

Le parc de logements analysé dans l'Hérault présente une majorité de biens bien classés, mais conserve une part non négligeable de logements énergivores et de passoires thermiques, dont la répartition géographique varie fortement entre grandes villes à fort volume et communes rurales à forte concentration relative. Cette dualité constitue la base d'une stratégie de prospection différenciée selon la taille et le profil du territoire ciblé.