Sur 4 222 logements analysés dans le département 41 (Loir-et-Cher) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 645 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 15.3 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie d'un logement ainsi que son impact en émissions de gaz à effet de serre, et le classe selon une étiquette allant de A (performance optimale) à G (logement très énergivore, dit « passoire thermique »). Ce document, obligatoire lors de toute transaction ou mise en location, constitue une donnée publique désormais mobilisable pour identifier des biens susceptibles d'entrer sur le marché.

Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les professionnels de l'immobilier dans le cadre de la loi Climat et Résilience, qui encadre progressivement la location des logements les plus énergivores. Les propriétaires de ces biens sont confrontés à un choix entre engager des travaux de rénovation coûteux ou vendre, ce qui en fait une population à forte probabilité de mise en vente à moyen terme. Sur le territoire du Loir-et-Cher, 4222 logements ont été analysés à travers 156 communes, offrant une base pour situer la présence de ces passoires thermiques à l'échelle communale.

Chiffres clés

4 222
Logements analysés (DPE)
645 (15.3 %)
Passoires thermiques (F ou G)
2 892 (68.5 %)
Logements énergivores (D à G)
156
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
108 (2.6 %)
B
168 (4 %)
C
1 054 (25 %)
D
1 519 (36 %)
E
728 (17.2 %)
F
423 (10 %)
G
222 (5.3 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 4222 logements analysés dans le Loir-et-Cher, 645 sont classés F ou G, soit 15.3 % du parc étudié. Ce chiffre place une part notable des logements sous le régime des contraintes locatives progressives liées à la performance énergétique. Plus largement, 2892 logements, soit 68.5 %, se situent dans les étiquettes D à G, ce qui signifie que plus des deux tiers du parc analysé présentent une consommation énergétique jugée médiocre à très mauvaise.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : la classe D concentre le plus grand nombre de logements (1519), suivie de la classe C (1054) puis de la classe E (728). Les classes A et B, correspondant aux logements les plus performants, ne rassemblent ensemble que 276 logements, soit une minorité du parc analysé. Les étiquettes F (423) et G (222) viennent compléter ce tableau, dessinant un parc immobilier où la rénovation énergétique constitue un enjeu structurel pour une large part des biens recensés.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Droué10550 %
66
2Épuisay8450 %
65
3Angé12541.7 %
60
4Thésée9444.4 %
60
5Pouillé7342.9 %
60
6Vievy-le-Rayé5240 %
60
7Villeny9444.4 %
58
8Fréteval11436.4 %
57
9Chauvigny-du-Perche5240 %
56
10Châteauvieux8337.5 %
55
11La Ville-aux-Clercs8337.5 %
55
12Blois9009710.8 %
54
13Les Roches-l'Évêque6233.3 %
54
14Chissay-en-Touraine16637.5 %
53
15Noyers-sur-Cher341235.3 %
52
16Averdon5240 %
52
17Saint-Sulpice-de-Pommeray9333.3 %
51
18Candé-sur-Beuvron15533.3 %
50
19Theillay15533.3 %
50
20Saint-Jean-Froidmentel6233.3 %
50

Lecture du classement

Parmi les communes au plus fort potentiel, Droué et Épuisay se distinguent avec les indices les plus élevés (66 et 65 sur 100) et une part de passoires thermiques atteignant 50 % de leur échantillon respectif, bien que les volumes analysés restent restreints (10 et 8 logements). Ce niveau de concentration de logements F/G, même sur un faible nombre de biens, signale un potentiel de prospection ciblé dans ces communes.

D'autres communes comme Angé, Thésée et Pouillé affichent des indices identiques de 60/100, avec des parts de passoires oscillant entre 41.7 % et 44.4 %, sur des échantillons de 7 à 12 logements. Fréteval, avec un indice de 57/100 et 36.4 % de passoires, présente le volume de logements analysés le plus élevé de cette liste (11 logements) associé à la part de passoires la plus faible du classement, ce qui illustre que l'indice de potentiel combine à la fois la proportion de passoires et le contexte local, sans se réduire à un seul critère de volume.

Ce que cela implique pour votre prospection

Face à un parc où plus des deux tiers des logements analysés relèvent des étiquettes D à G, et où certaines communes rurales affichent des taux de passoires thermiques dépassant 40 %, l'agent immobilier opérant dans le Loir-et-Cher dispose d'un vivier de prospection identifiable à l'échelle communale. La priorisation des communes selon leur indice de potentiel permet de concentrer les efforts sur les zones où la probabilité de mise en vente liée à la contrainte énergétique est la plus forte.

  • Cibler en priorité les communes à indice élevé comme Droué et Épuisay, où la part de passoires thermiques atteint 50 % des logements analysés.
  • Adapter le discours de prospection auprès des propriétaires de logements F et G en mettant en avant les échéances réglementaires liées à la loi Climat et Résilience.
  • Segmenter les campagnes de prise de contact selon les communes couvertes, en tenant compte du volume de logements analysés pour dimensionner l'effort commercial.
  • Documenter les échanges avec les propriétaires de passoires thermiques en intégrant la question des travaux de rénovation comme argument de vente ou de valorisation du bien.
  • Surveiller l'évolution du statut des biens classés F et G identifiés, ces logements constituant une réserve de mandats potentiels à moyen terme.

En résumé

Le Loir-et-Cher présente un parc de logements où les étiquettes énergétiques médiocres à mauvaises dominent largement, avec une part significative de passoires thermiques F et G concentrée dans certaines communes rurales identifiées par un indice de potentiel élevé. Ces données constituent une base factuelle pour orienter une prospection immobilière ciblée, en tenant compte à la fois du volume de logements analysés et de la proportion de biens énergivores par commune.