Sur 20 671 logements analysés dans le département 44 (Loire-Atlantique) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 1 689 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 8.2 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre d'un logement, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Cette classification, obligatoire lors de toute vente ou mise en location, est devenue un critère central dans les transactions immobilières depuis le renforcement du cadre réglementaire porté par la loi Climat et Résilience, qui organise progressivement des restrictions de mise en location pour les biens les moins performants.

Pour un agent immobilier, les étiquettes F et G constituent un signal de prospection particulièrement pertinent : les propriétaires concernés font face à une décote potentielle de la valeur de leur bien, à l'obligation de réaliser des travaux avant toute transaction, et à des contraintes locatives croissantes. Ces éléments renforcent la probabilité qu'un propriétaire envisage une mise en vente à moyen terme. Le territoire de la Loire-Atlantique, couvert ici sur 204 communes et 20 671 logements analysés, offre une base large pour identifier ces situations à l'échelle départementale.

Chiffres clés

20 671
Logements analysés (DPE)
1 689 (8.2 %)
Passoires thermiques (F ou G)
10 638 (51.5 %)
Logements énergivores (D à G)
204
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
633 (3.1 %)
B
1 136 (5.5 %)
C
8 264 (40 %)
D
6 371 (30.8 %)
E
2 578 (12.5 %)
F
1 195 (5.8 %)
G
494 (2.4 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 20 671 logements analysés en Loire-Atlantique, 1 689 sont classés F ou G, soit 8,2 % du parc étudié. Ce taux, bien que minoritaire, représente un volume conséquent de biens potentiellement concernés par des obligations de travaux ou des restrictions de location. Plus largement, 10 638 logements relèvent des étiquettes D à G, soit 51,5 % du parc analysé, ce qui indique qu'une majorité des biens recensés se situe dans une zone de performance énergétique moyenne à faible.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette lecture : la classe C domine avec 8 264 logements, suivie par la classe D avec 6 371 logements. Les classes A et B, correspondant aux logements les plus performants, ne rassemblent ensemble que 1 769 logements. Les étiquettes F et G, avec respectivement 1 195 et 494 logements, forment une queue de distribution limitée en proportion mais significative en valeur absolue, constituant le cœur des cibles de prospection liées à la rénovation énergétique.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Fégréac16956.3 %
68
2Treffieux10440 %
56
3Juigné-des-Moutiers9444.4 %
55
4Ruffigné5240 %
52
5Nantes6 9214816.9 %
46
6La Chapelle-Glain13430.8 %
44
7La Bernerie-en-Retz611829.5 %
43
8Petit-Auverné14428.6 %
43
9Rougé24729.2 %
41
10Massérac13430.8 %
41
11Soudan23626.1 %
38
12La Roche-Blanche5120 %
38
13Moisdon-la-Rivière25624 %
37
14Soulvache7228.6 %
37
15Saint-Hilaire-de-Clisson15426.7 %
36
16Gorges531324.5 %
35
17Oudon461226.1 %
35
18Abbaretz26623.1 %
35
19Guémené-Penfao701622.9 %
34
20Avessac19526.3 %
34

Lecture du classement

Les communes affichant les indices de potentiel les plus élevés sont majoritairement des communes rurales à faible volume de logements analysés : Fégréac (16 logements, 56,3 % de passoires F/G, indice 68/100), Treffieux (10 logements, 40 %, indice 56), Juigné-des-Moutiers (9 logements, 44,4 %, indice 55) ou encore Ruffigné (5 logements, 40 %, indice 52). Dans ces communes, la part de passoires thermiques est élevée, ce qui explique un indice de potentiel fort malgré un nombre de biens réduit en valeur absolue.

Nantes se distingue par une configuration différente : avec 6 921 logements analysés et 481 passoires F/G, la ville concentre le plus grand volume de biens potentiellement concernés du territoire, alors que son taux de passoires (6,9 %) et son indice (46/100) restent inférieurs à ceux des petites communes rurales. La Bernerie-en-Retz occupe une position intermédiaire, avec 61 logements analysés, 29,5 % de passoires et un indice de 43, tout comme La Chapelle-Glain et Petit-Auverné, qui combinent un taux de passoires proche de 30 % pour un nombre de logements limité.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces résultats invitent à une approche de prospection différenciée selon la taille et la typologie des communes du territoire. Les petites communes rurales à indice élevé offrent une probabilité forte de trouver un bien énergivore, mais sur un volume restreint, tandis que Nantes, malgré un taux proportionnellement plus faible, concentre un gisement important en nombre absolu de passoires thermiques.

  • Prioriser un contact direct et personnalisé dans les communes à indice élevé comme Fégréac, Treffieux ou Juigné-des-Moutiers, où le nombre restreint de biens permet une approche ciblée.
  • Maintenir une présence active à Nantes, où le volume de logements F/G reste le plus élevé du territoire malgré un taux de passoires plus modéré.
  • Adapter le discours commercial autour des obligations de travaux et des contraintes de mise en location liées aux étiquettes F et G.
  • Croiser les données DPE avec les données de mutation (DVF) pour identifier les propriétaires les plus susceptibles d'être en phase de réflexion sur une vente.
  • Surveiller les communes à taux de passoires intermédiaire, comme La Bernerie-en-Retz ou La Chapelle-Glain, qui peuvent constituer un relais de prospection complémentaire.

En résumé

Le parc de logements analysé en Loire-Atlantique se caractérise par une majorité de biens aux performances énergétiques moyennes, avec un noyau identifiable de passoires thermiques réparti de façon inégale entre communes rurales à fort taux et pôle urbain concentrant un volume important. Cette combinaison offre à l'agent immobilier une double logique de prospection, fondée à la fois sur l'intensité du phénomène dans certaines petites communes et sur son ampleur en volume dans les zones plus peuplées.