Sur 9 850 logements analysés dans le département 45 (Loiret) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 1 206 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 12.2 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie et l'impact en émissions de gaz à effet de serre d'un logement, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Cette étiquette, obligatoire lors de toute mise en vente ou location, est devenue un critère central dans la décision d'achat et dans la négociation du prix. Pour un agent immobilier, elle constitue un signal objectif et daté permettant d'anticiper les intentions des propriétaires.

La loi Climat et Résilience a introduit un calendrier progressif d'interdiction de mise en location des logements classés G puis F, ce qui pousse un nombre croissant de propriétaires bailleurs à envisager une vente plutôt que d'engager des travaux de rénovation coûteux. Ces logements F et G, souvent valorisés avec une décote, représentent donc un vivier de vendeurs potentiels à moyen terme. Le Loiret, avec 9850 logements analysés répartis sur 208 communes, offre un terrain d'observation étendu pour identifier ces situations de mise en vente probable.

Chiffres clés

9 850
Logements analysés (DPE)
1 206 (12.2 %)
Passoires thermiques (F ou G)
6 615 (67.2 %)
Logements énergivores (D à G)
208
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
135 (1.4 %)
B
360 (3.7 %)
C
2 740 (27.8 %)
D
3 734 (37.9 %)
E
1 675 (17 %)
F
740 (7.5 %)
G
466 (4.7 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 9850 logements analysés dans le Loiret, 1206 sont classés F ou G, soit 12,2 % du parc étudié. Ce taux de passoires thermiques constitue un indicateur direct du nombre de biens potentiellement concernés par les restrictions locatives à venir et par une pression à la revente ou à la rénovation. Plus largement, les logements classés D à G, jugés énergivores, représentent 6615 unités, soit 67,2 % de l'ensemble analysé, ce qui signale une proportion majoritaire de biens dont la performance énergétique reste perfectible.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : la classe D domine avec 3734 logements, suivie de la classe C (2740) et de la classe E (1675). Les étiquettes les plus performantes, A et B, ne rassemblent respectivement que 135 et 360 logements, soit une part réduite du parc total. Cette structure, où les classes intermédiaires à faibles (D, E, F, G) concentrent l'essentiel des biens, dessine un parc immobilier globalement daté sur le plan énergétique, avec un nombre significatif de logements F et G qui constituent la cible prioritaire pour une approche de prospection ciblée.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Sceaux-du-Gâtinais6466.7 %
70
2Sully-la-Chapelle5360 %
65
3Auxy7457.1 %
63
4Ondreville-sur-Essonne5360 %
61
5Guilly5360 %
61
6Estouy5360 %
61
7Nargis14857.1 %
60
8Coullons12758.3 %
59
9Treilles-en-Gâtinais6350 %
58
10Dammarie-sur-Loing8450 %
55
11Saint-Brisson-sur-Loire12650 %
54
12Bonny-sur-Loire311445.2 %
53
13Quiers-sur-Bezonde9444.4 %
53
14Chantecoq13646.2 %
52
15Orléans2 4322409.9 %
51
16Beaulieu-sur-Loire17741.2 %
51
17Courcy-aux-Loges5240 %
50
18Les Choux5240 %
50
19Ouzouer-des-Champs5240 %
50
20Melleroy13538.5 %
49

Lecture du classement

Parmi les communes au plus fort potentiel, Sceaux-du-Gâtinais se distingue avec l'indice le plus élevé (70/100), porté par une part de passoires thermiques atteignant 66,7 % sur les 6 logements analysés. Sully-la-Chapelle, Ondreville-sur-Essonne, Guilly et Estouy affichent chacune un taux de 60 % de passoires F/G, avec des indices proches (61 à 65/100), sur des volumes également restreints de 5 logements analysés. Ces communes se caractérisent donc par une concentration élevée de passoires thermiques rapportée à un nombre de logements analysés limité.

Nargis et Coullons présentent une configuration différente : avec respectivement 14 et 12 logements analysés, ces communes offrent un volume plus conséquent de biens repérés, avec des parts de passoires F/G de 57,1 % et 58,3 %. Bien que leurs indices (60 et 59/100) soient légèrement inférieurs à ceux des communes en tête, ce volume plus important peut représenter un intérêt pratique pour un agent cherchant à constituer un portefeuille de prospects sur un nombre de biens plus large. Auxy, avec 7 logements analysés et un taux de 57,1 %, se situe dans une position intermédiaire entre ces deux profils.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données permettent à un agent immobilier de prioriser son travail de prospection sur le Loiret en identifiant les communes et les segments de biens présentant la plus forte probabilité de mise en vente à court ou moyen terme, en lien avec les contraintes réglementaires sur les passoires thermiques.

  • Concentrer les premières actions de prospection sur les communes à indice élevé telles que Sceaux-du-Gâtinais, Sully-la-Chapelle ou Auxy, où la part de passoires F/G est la plus marquée.
  • Envisager Nargis et Coullons pour un travail de prospection à plus grande échelle, en raison du volume de logements analysés plus important malgré un indice légèrement inférieur.
  • Adapter le discours commercial aux propriétaires de logements classés F ou G en mettant en avant les échéances liées à la loi Climat et Résilience et l'intérêt d'anticiper une vente plutôt que d'engager des travaux.
  • Utiliser la répartition par étiquette du Loiret pour situer un bien précis dans le contexte local et argumenter sur sa position relative au parc environnant.
  • Suivre l'évolution du nombre de logements F et G identifiés sur les communes ciblées afin d'ajuster régulièrement les priorités de prospection.

En résumé

Le Loiret présente un parc de logements analysés marqué par une proportion significative de biens énergivores, avec des passoires thermiques F et G concentrées de manière variable selon les communes. Cette hétérogénéité, associée aux volumes de logements analysés propres à chaque commune, offre à l'agent immobilier une base concrète pour orienter sa prospection vers les zones où le potentiel de mise en vente lié à la performance énergétique apparaît le plus marqué.