Sur 2 269 logements analysés dans le département 46 (Lot) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 330 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 14.5 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie d'un logement ainsi que son impact en émissions de gaz à effet de serre, à partir desquels une étiquette allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique) est attribuée. Ce document, obligatoire lors de toute transaction immobilière, est devenu un critère central d'analyse du marché car il conditionne désormais la valeur et la commercialisation d'un bien.

Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les professionnels de l'immobilier depuis l'entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, qui restreint progressivement la mise en location des logements les plus énergivores. Un propriétaire détenteur d'un bien classé F ou G se trouve ainsi confronté à un choix entre engager des travaux de rénovation coûteux, accepter une décote significative à la revente, ou vendre rapidement avant que la contrainte réglementaire ne s'intensifie. Ce contexte fait de ces logements des cibles de prospection privilégiées. Le territoire du Lot, avec ses 112 communes couvertes et 2269 logements analysés, offre un terrain d'observation étendu et hétérogène, mêlant zones urbaines et rurales.

Chiffres clés

2 269
Logements analysés (DPE)
330 (14.5 %)
Passoires thermiques (F ou G)
1 448 (63.8 %)
Logements énergivores (D à G)
112
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
69 (3 %)
B
156 (6.9 %)
C
596 (26.3 %)
D
735 (32.4 %)
E
383 (16.9 %)
F
243 (10.7 %)
G
87 (3.8 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 2269 logements analysés dans le Lot, 330 sont classés F ou G, soit 14,5 % du parc étudié. Ce taux de passoires thermiques constitue une base de prospection non négligeable pour les agents immobiliers du territoire. Plus largement, la part des logements énergivores classés D à G atteint 63,8 %, ce qui signifie qu'une majorité du parc analysé présente une performance énergétique moyenne à faible.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : les classes D (735 logements) et C (596 logements) concentrent le plus grand nombre de biens, tandis que les étiquettes les plus performantes (A avec 69 logements et B avec 156 logements) restent minoritaires. Les étiquettes F (243) et G (87) viennent compléter ce tableau, avec un volume de logements classés F sensiblement supérieur à celui des G, ce qui traduit un parc globalement daté mais pas majoritairement extrême dans sa mauvaise performance.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Saint-Chamarand55100 %
71
2Soucirac6466.7 %
54
3Laramière5360 %
47
4Cahors300113.7 %
42
5Lacapelle-Marival8450 %
41
6Bach5240 %
41
7Le Roc5240 %
41
8Saint-Laurent-les-Tours13646.2 %
40
9Albas12541.7 %
39
10Lamagdelaine6350 %
39
11Peyrilles6350 %
39
12Payrignac8337.5 %
37
13Gignac8337.5 %
37
14Le Vignon-en-Quercy11436.4 %
36
15Saint-Michel-Loubéjou6350 %
36
16Figeac169169.5 %
34
17Duravel16637.5 %
34
18Frayssinet6233.3 %
34
19Felzins6233.3 %
34
20Cambes5240 %
33

Lecture du classement

Les communes au plus fort potentiel identifiées dans le Lot se distinguent selon deux logiques différentes. D'un côté, des communes de très petite taille comme Saint-Chamarand (5 logements analysés, 100 % de passoires F/G, indice 71/100) ou Soucirac (6 logements, 66,7 %, indice 54/100) affichent des taux de passoires extrêmement élevés, mais sur des volumes réduits, ce qui limite le nombre absolu de biens concernés tout en offrant une concentration de cibles très qualifiées.

À l'inverse, Cahors se distingue par un volume nettement supérieur (300 logements analysés) mais une part de passoires beaucoup plus faible (3,7 %), pour un indice de 42/100 : la ville concentre malgré tout 11 biens en F ou G, un nombre non négligeable en valeur absolue malgré un taux modéré. Entre ces deux profils, des communes comme Lacapelle-Marival, Saint-Laurent-les-Tours, Laramière, Bach ou Le Roc combinent des taux de passoires élevés (40 % à 50 %) avec des volumes analysés plus limités, offrant un compromis entre concentration de potentiel et nombre de dossiers exploitables.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données appellent une stratégie de prospection différenciée selon la taille et le profil des communes du Lot. Sur les petites communes à taux de passoires très élevé, l'approche peut être ciblée et personnalisée compte tenu du faible nombre de biens concernés, tandis que sur Cahors, le volume plus important justifie une prospection plus systématique malgré un taux de passoires plus faible.

  • Prioriser un premier contact sur les communes affichant à la fois un indice élevé et un volume de passoires F/G suffisant pour justifier une campagne, telles que Saint-Laurent-les-Tours ou Lacapelle-Marival.
  • Ne pas négliger Cahors malgré son taux de passoires plus modéré, en raison du nombre absolu de logements F/G identifiés sur cette commune.
  • Adapter le discours de prospection en mettant en avant les obligations issues de la loi Climat et Résilience pour sensibiliser les propriétaires de logements F et G à l'urgence de leur situation.
  • Exploiter la répartition par étiquette pour anticiper une seconde vague de prospection auprès des propriétaires de logements classés E, qui représentent une part importante du parc énergivore D à G.
  • Segmenter les listes de prospection par commune en tenant compte à la fois du taux de passoires et du volume de logements analysés, afin d'équilibrer qualité et quantité des opportunités.

En résumé

Le Lot présente un parc de logements marqué par une proportion significative de biens énergivores, avec des disparités notables entre communes de petite taille à fort taux de passoires et pôles urbains comme Cahors où le volume de biens concernés reste conséquent malgré un taux plus faible. Cette diversité de situations offre aux professionnels de l'immobilier plusieurs angles d'approche pour construire une prospection adaptée aux réalités locales du territoire.