Sur 4 496 logements analysés dans le département 47 (Lot-et-Garonne) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 408 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 9.1 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.
Pourquoi ces chiffres comptent
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie d'un logement et son impact en émissions de gaz à effet de serre, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Cette classification, désormais intégrée aux annonces immobilières, constitue un critère d'analyse central pour qualifier un bien avant sa mise en vente.
Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les agents immobiliers dans le cadre de la loi Climat et Résilience, qui encadre progressivement la location des passoires thermiques et pousse certains propriétaires vers la vente plutôt que vers des travaux de rénovation coûteux. Ces logements, souvent associés à une décote de prix, représentent un signal de motivation à vendre que l'Observatoire StreetHome permet d'identifier commune par commune. Le Lot-et-Garonne, avec ses 149 communes couvertes et 4496 logements analysés, offre ici un terrain d'observation détaillé de ces dynamiques.
Chiffres clés
Répartition des étiquettes DPE
Ce que disent ces chiffres
Sur les 4496 logements analysés dans le Lot-et-Garonne, 408 sont classés F ou G, soit 9,1 % du parc étudié. Cette proportion, bien que minoritaire, identifie un volume de biens potentiellement concernés par les contraintes réglementaires liées à la performance énergétique. Plus largement, les logements classés D à G représentent 2418 unités, soit 53,8 % du parc analysé, ce qui indique qu'une majorité des biens se situent dans une tranche énergétique intermédiaire à faible.
La répartition par étiquette montre une concentration marquée sur la classe C (1556 logements) et la classe D (1375 logements), qui constituent ensemble le socle du parc immobilier local. Les étiquettes A et B, correspondant aux logements les plus performants, totalisent 522 logements, soit une part restreinte de l'ensemble. À l'autre extrémité, les étiquettes F (315) et G (93) confirment que les passoires thermiques, bien que minoritaires en nombre absolu, constituent un segment identifiable et exploitable pour la prospection.
Classement des communes par potentiel de prospection
Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).
| # | Commune | Logements analysés | Passoires F/G | % F/G | Indice StreetHome |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Montauriol | 5 | 3 | 60 % | 68 |
| 2 | Caubon-Saint-Sauveur | 5 | 3 | 60 % | 68 |
| 3 | Thouars-sur-Garonne | 7 | 4 | 57.1 % | 67 |
| 4 | Agnac | 8 | 4 | 50 % | 59 |
| 5 | Roumagne | 8 | 3 | 37.5 % | 52 |
| 6 | Poussignac | 5 | 2 | 40 % | 52 |
| 7 | Villefranche-du-Queyran | 5 | 2 | 40 % | 52 |
| 8 | Sauveterre-la-Lémance | 15 | 6 | 40 % | 51 |
| 9 | Agen | 794 | 37 | 4.7 % | 44 |
| 10 | Monbahus | 10 | 3 | 30 % | 44 |
| 11 | Cancon | 14 | 4 | 28.6 % | 42 |
| 12 | Monflanquin | 32 | 9 | 28.1 % | 41 |
| 13 | Lauzun | 27 | 7 | 25.9 % | 41 |
| 14 | Buzet-sur-Baïse | 16 | 5 | 31.3 % | 41 |
| 15 | Laparade | 7 | 2 | 28.6 % | 40 |
| 16 | Bruch | 9 | 2 | 22.2 % | 37 |
| 17 | Saint-Eutrope-de-Born | 9 | 2 | 22.2 % | 37 |
| 18 | Montesquieu | 7 | 2 | 28.6 % | 37 |
| 19 | Saint-Martin-Curton | 7 | 2 | 28.6 % | 37 |
| 20 | Armillac | 7 | 2 | 28.6 % | 37 |
Lecture du classement
Les communes au plus fort potentiel se distinguent par des parts de passoires thermiques particulièrement élevées, à l'image de Montauriol et Caubon-Saint-Sauveur, qui affichent chacune 60 % de logements F ou G pour un indice de 68/100. Ces taux, calculés sur de faibles volumes (5 logements analysés dans les deux cas), traduisent une concentration forte mais localisée, qui mérite d'être interprétée avec la prudence qu'impose un échantillon réduit.
D'autres communes comme Sauveterre-la-Lémance, avec 15 logements analysés et 6 passoires F/G (40 %), offrent un volume plus significatif tout en conservant un indice élevé (51/100), ce qui peut représenter un terrain de prospection plus solide en nombre de dossiers potentiels. À l'inverse, des communes comme Agnac (50 % sur 8 logements) ou Roumagne et Poussignac (autour de 37,5 à 40 % sur des échantillons de 5 à 8 logements) illustrent des situations intermédiaires où la part de passoires reste notable sans atteindre les niveaux extrêmes observés en tête de classement.
Ce que cela implique pour votre prospection
Ces données permettent à un agent immobilier de prioriser ses actions de prospection en fonction de deux critères combinés : la part de passoires thermiques et le volume de logements analysés, ce dernier conditionnant la robustesse statistique du signal.
- Cibler en priorité les communes combinant un indice élevé et un volume suffisant, comme Sauveterre-la-Lémance, pour maximiser le nombre de dossiers exploitables.
- Considérer les communes à très forte part mais faible volume (Montauriol, Caubon-Saint-Sauveur) comme des opportunités ponctuelles à traiter au cas par cas.
- Adapter le discours commercial en mettant en avant la décote liée à l'étiquette énergétique et les contraintes réglementaires à venir pour les propriétaires de logements F ou G.
- Élargir la veille aux communes présentant une proportion notable de logements D, qui constituent la majorité du parc analysé et peuvent représenter un vivier à moyen terme.
- Croiser ces indicateurs avec d'autres données disponibles sur StreetHome pour affiner la qualification des prospects avant tout contact.
En résumé
Le Lot-et-Garonne présente un parc immobilier majoritairement composé de logements aux performances énergétiques intermédiaires, avec un segment identifiable de passoires thermiques concentré dans certaines communes. Cette cartographie offre aux agents immobiliers une base factuelle pour orienter leur prospection vers les zones où le potentiel de mise en vente, lié aux contraintes énergétiques, apparaît le plus tangible.


