Sur 13 993 logements analysés dans le département 57 (Moselle) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 1 652 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 11.8 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie d'un logement ainsi que son niveau d'émissions de gaz à effet de serre, sur une échelle allant de A (logement performant) à G (logement très énergivore, dit passoire thermique). Cette donnée, obligatoire lors de toute vente ou location, constitue un indicateur objectif de l'état technique d'un bien et de son exposition aux contraintes réglementaires à venir.

Pour un agent immobilier, les étiquettes F et G revêtent une importance particulière depuis l'entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, qui encadre progressivement la mise en location des logements les plus énergivores. Ces biens sont souvent associés à une décote à la revente et à la nécessité de travaux de rénovation, ce qui peut constituer un facteur déclencheur de mise en vente chez leurs propriétaires. La Moselle, avec 13993 logements analysés répartis sur 333 communes, offre un terrain d'observation étendu pour identifier ces situations.

Chiffres clés

13 993
Logements analysés (DPE)
1 652 (11.8 %)
Passoires thermiques (F ou G)
8 418 (60.2 %)
Logements énergivores (D à G)
333
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
183 (1.3 %)
B
680 (4.9 %)
C
4 712 (33.7 %)
D
4 473 (32 %)
E
2 293 (16.4 %)
F
1 166 (8.3 %)
G
486 (3.5 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur l'ensemble du territoire mosellan étudié, 1652 logements sont classés F ou G, soit 11.8 % du parc analysé. Ce taux, bien que minoritaire, représente un volume non négligeable de biens potentiellement concernés par des obligations de travaux ou une difficulté de mise en location. Plus largement, 8418 logements, soit 60.2 % du total, se situent en étiquette D ou au-delà, ce qui traduit une part majoritaire de biens énergivores dans le parc immobilier mosellan analysé.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : la classe C domine avec 4712 logements, suivie de près par la classe D avec 4473 logements. Les étiquettes E, F et G totalisent respectivement 2293, 1166 et 486 logements, tandis que les catégories les plus performantes, A et B, ne rassemblent que 183 et 680 logements. Cette structure montre un parc où les biens intermédiaires à énergivores sont largement majoritaires, ce qui constitue un vivier de prospection pour les agents attentifs à ces critères.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Meisenthal7685.7 %
70
2Hestroff6583.3 %
65
3Saint-Hubert5480 %
63
4Héming5360 %
55
5Lindre-Basse5360 %
55
6Dalem7457.1 %
53
7Dabo251456 %
51
8Plesnois7457.1 %
51
9Brettnach5360 %
51
10Soucht13861.5 %
50
11Piblange9555.6 %
50
12Hommert6350 %
49
13Philippsbourg6350 %
49
14Rohrbach-lès-Bitche12650 %
48
15Metz2 5102118.4 %
47
16Bliesbruck15746.7 %
45
17Goetzenbruck10550 %
45
18Epping8450 %
44
19Ranguevaux10440 %
43
20Vergaville6350 %
43

Lecture du classement

Parmi les communes au plus fort potentiel, Meisenthal se distingue avec un taux de passoires F/G de 85.7 % sur 7 logements analysés, pour un indice de 70/100, le plus élevé du classement. Hestroff (83.3 %, indice 65) et Saint-Hubert (80 %, indice 63) suivent avec des profils similaires : de faibles volumes de logements analysés mais des parts de passoires thermiques particulièrement élevées, ce qui concentre le potentiel de prospection sur un nombre restreint de biens.

Héming et Lindre-Basse affichent chacune un taux de 60 % pour un indice de 55, tandis que Dalem et Plesnois présentent un taux de 57.1 % pour des indices respectifs de 53 et 51. Dabo se distingue par un volume plus conséquent, avec 25 logements analysés et 14 passoires F/G, soit 56 %, pour un indice de 51/100. Cette commune combine ainsi un potentiel plus large en nombre de biens à un taux de passoires comparable aux autres communes du classement, ce qui peut en faire une cible prioritaire en termes de volume d'opportunités.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données invitent les agents immobiliers actifs en Moselle à adapter leur stratégie de prospection en fonction du profil énergétique des communes et des biens ciblés. Les communes à fort taux de passoires thermiques, même avec un faible nombre de logements analysés, peuvent justifier une approche personnalisée auprès des propriétaires concernés.

  • Prioriser les communes affichant à la fois un taux élevé de passoires F/G et un volume de logements suffisant, comme Dabo, pour maximiser le nombre de contacts qualifiés.
  • Adapter le discours commercial auprès des propriétaires de biens F ou G en évoquant les obligations réglementaires liées à la loi Climat et Résilience comme motivation potentielle à la vente.
  • Constituer une base de prospection différenciée entre communes à faible volume mais fort taux de passoires (Meisenthal, Hestroff, Saint-Hubert) et communes à volume plus large (Dabo).
  • Mettre en avant, lors des estimations, l'impact de l'étiquette énergétique sur la valorisation du bien, en s'appuyant sur la répartition observée du parc mosellan.
  • Suivre l'évolution de la part des logements D à G sur le territoire pour identifier de nouvelles zones à potentiel au fil des mises à jour de données.

En résumé

Le parc immobilier mosellan analysé présente une part significative de logements énergivores, avec des disparités marquées entre communes en matière de concentration de passoires thermiques. Ces écarts, combinés aux volumes de logements disponibles, dessinent des zones de prospection différenciées, où les agents immobiliers peuvent ajuster leur approche entre opportunités ponctuelles à fort taux et bassins plus larges de biens à accompagner vers la rénovation ou la vente.