Sur 53 822 logements analysés dans le département 75 (Paris) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 12 188 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 22.6 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.
Pourquoi ces chiffres comptent
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre d'un logement, avec une classification allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Cette étiquette, obligatoire lors de toute transaction immobilière, informe acheteurs et locataires sur la qualité énergétique du bien et anticipe les charges futures liées au chauffage et à l'isolation.
Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les professionnels de l'immobilier depuis la loi Climat et Résilience, qui organise un calendrier de restrictions à la location pour les logements les plus énergivores. Cette contrainte réglementaire pousse un nombre croissant de propriétaires de passoires thermiques à envisager soit des travaux de rénovation coûteux, soit la vente du bien, souvent à un prix décoté du fait de son étiquette. Paris, avec son parc de logements majoritairement ancien, constitue un territoire où cette problématique se pose avec une acuité particulière compte tenu du volume de biens concernés.
Chiffres clés
Répartition des étiquettes DPE
Ce que disent ces chiffres
Sur les 53 822 logements analysés à Paris, 12 188 sont classés F ou G, soit 22,6 % du parc étudié. Ce chiffre signifie qu'un peu plus d'un logement sur cinq est considéré comme une passoire thermique, une proportion qui place une part significative du marché parisien sous la pression du calendrier réglementaire de la loi Climat et Résilience.
Plus largement, 84 % des logements analysés se situent dans les classes D à G, ce qui traduit un parc globalement énergivore. La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : les classes D (16 273 logements) et E (16 744 logements) concentrent la majorité des biens, tandis que les étiquettes A et B restent marginales avec respectivement 47 et 426 logements. Les classes F (7 923) et G (4 265) complètent ce tableau et représentent un gisement de biens potentiellement concernés par une mise en vente à court ou moyen terme.
Classement des communes par potentiel de prospection
Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).
| # | Commune | Logements analysés | Passoires F/G | % F/G | Indice StreetHome |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Paris | 53 821 | 12 188 | 22.6 % | 100 |
Lecture du classement
Le territoire analysé ne compte qu'une seule commune couverte, Paris, qui concentre logiquement l'intégralité du potentiel identifié avec 53 821 logements analysés, 12 188 passoires F/G (22,6 %) et un indice de 100/100. Cette configuration s'explique par le périmètre même de l'étude, limité à la capitale.
L'indice maximal attribué à Paris reflète à la fois le volume considérable de logements analysés et la part de passoires thermiques recensée. Ce double critère — nombre absolu de biens concernés et proportion de logements F/G — permet de situer Paris comme un territoire à fort potentiel de prospection pour les agents immobiliers, sans toutefois permettre de comparaison avec d'autres communes puisque aucune autre n'est incluse dans ce périmètre d'analyse.
Ce que cela implique pour votre prospection
Pour un agent immobilier prospectant sur Paris, ces données invitent à cibler en priorité les propriétaires de logements F et G, dont la situation réglementaire et la décote potentielle constituent des leviers de mise en relation. Le volume important de logements classés D et E mérite également une attention particulière, ces biens étant susceptibles de basculer dans les classes inférieures lors d'un futur DPE ou de faire l'objet d'une anticipation de la part de leurs propriétaires.
- Identifier et qualifier en priorité les propriétaires de biens classés F et G pour anticiper une mise en vente liée aux contraintes locatives.
- Adapter le discours commercial en intégrant la question de la décote énergétique et des coûts de travaux dans l'argumentaire de valorisation du bien.
- Sensibiliser les propriétaires de logements classés D et E aux évolutions réglementaires susceptibles de les concerner à moyen terme.
- Mettre en avant l'expertise DPE comme argument de différenciation auprès des vendeurs potentiels, notamment pour les biens anciens typiques du parc parisien.
- Prioriser les actions de prospection sur les segments où la part de passoires thermiques est la plus élevée, en s'appuyant sur les données disponibles par étiquette.
En résumé
Le parc de logements parisien analysé se caractérise par une proportion significative de passoires thermiques et une majorité de biens énergivores, une situation qui crée un contexte favorable à la prospection pour les agents immobiliers attentifs aux dynamiques réglementaires liées à la performance énergétique. Cette configuration place Paris comme un territoire où l'enjeu du DPE occupe une place centrale dans l'anticipation des mises en vente.


