Sur 8 915 logements analysés dans le département 63 (Puy-de-Dôme) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 1 812 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 20.3 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.
Pourquoi ces chiffres comptent
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie et l'impact en émissions de gaz à effet de serre d'un logement, en le classant sur une échelle de A (performant) à G (très énergivore). Ce document, obligatoire lors de toute vente ou location, constitue une source d'information publique et fiable sur l'état thermique du parc immobilier.
Les étiquettes F et G, dites « passoires thermiques », sont particulièrement suivies par les professionnels de l'immobilier depuis l'entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, qui restreint progressivement la mise en location de ces biens. Cette contrainte réglementaire pousse un nombre croissant de propriétaires à envisager soit des travaux de rénovation coûteux, soit la vente de leur bien avant décote supplémentaire. Pour un agent immobilier, ces logements représentent donc un vivier de vendeurs potentiels à moyen terme. Le Puy-de-Dôme, avec 8915 logements analysés répartis sur 224 communes, constitue un territoire d'observation permettant d'identifier les zones où cette dynamique est la plus marquée.
Chiffres clés
Répartition des étiquettes DPE
Ce que disent ces chiffres
Sur les 8915 logements analysés dans le Puy-de-Dôme, 1812 sont classés F ou G, soit 20,3 % du parc étudié. Ce chiffre signifie qu'environ un logement sur cinq est aujourd'hui concerné par les restrictions progressives de location liées à la performance énergétique. Plus largement, 6245 logements, soit 70,1 % du parc, se situent en étiquette D ou au-delà, ce qui traduit une proportion importante de biens énergivores à l'échelle du territoire.
La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : les classes C (2202) et D (2655) concentrent la majorité des logements, tandis que les étiquettes E (1778), F (1008) et G (804) témoignent d'un volume conséquent de biens à rénover ou à céder. Les étiquettes les plus performantes, A (147) et B (321), restent minoritaires, ce qui situe le parc du Puy-de-Dôme dans une configuration où les logements très économes demeurent l'exception plutôt que la norme.
Classement des communes par potentiel de prospection
Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).
| # | Commune | Logements analysés | Passoires F/G | % F/G | Indice StreetHome |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Beurières | 6 | 6 | 100 % | 70 |
| 2 | Condat-en-Combraille | 5 | 5 | 100 % | 70 |
| 3 | Gouttières | 7 | 6 | 85.7 % | 63 |
| 4 | Le Broc | 6 | 5 | 83.3 % | 62 |
| 5 | Marat | 10 | 8 | 80 % | 60 |
| 6 | Valcivières | 5 | 4 | 80 % | 60 |
| 7 | Espinasse | 5 | 4 | 80 % | 60 |
| 8 | Saint-Myon | 5 | 4 | 80 % | 60 |
| 9 | Murat-le-Quaire | 8 | 6 | 75 % | 58 |
| 10 | Fournols | 8 | 6 | 75 % | 58 |
| 11 | Ris | 7 | 5 | 71.4 % | 56 |
| 12 | Arconsat | 5 | 4 | 80 % | 56 |
| 13 | Boudes | 7 | 5 | 71.4 % | 53 |
| 14 | Charensat | 6 | 4 | 66.7 % | 53 |
| 15 | Menat | 6 | 4 | 66.7 % | 53 |
| 16 | Messeix | 28 | 19 | 67.9 % | 52 |
| 17 | Le Vernet-Chaméane | 9 | 6 | 66.7 % | 51 |
| 18 | Augerolles | 8 | 5 | 62.5 % | 51 |
| 19 | Cunlhat | 16 | 10 | 62.5 % | 50 |
| 20 | Olliergues | 10 | 6 | 60 % | 50 |
Lecture du classement
Les communes identifiées comme présentant le plus fort potentiel se distinguent par des taux de passoires thermiques élevés, atteignant 100 % à Beurières et Condat-en-Combraille, où l'ensemble des logements analysés (respectivement 6 et 5) est classé F ou G. Ces deux communes affichent également l'indice le plus élevé de la liste, à 70/100, ce qui les positionne en tête du classement malgré des volumes de logements analysés restreints.
Les communes suivantes, comme Gouttières (85,7 % sur 7 logements) ou Le Broc (83,3 % sur 6 logements), présentent des taux légèrement inférieurs mais restent nettement au-dessus de la moyenne du territoire. Marat, Valcivières, Espinasse et Saint-Myon, avec des taux de 80 % chacune, complètent cette liste avec un indice de 60/100. On observe que ce classement repose sur des volumes de logements analysés faibles, entre 5 et 10 biens par commune, ce qui signifie que le potentiel identifié y est concentré plutôt que massif, mais avec une proportion de passoires thermiques particulièrement marquée.
Ce que cela implique pour votre prospection
Ces données invitent les agents immobiliers prospectant dans le Puy-de-Dôme à adapter leur stratégie de ciblage en fonction du niveau de risque énergétique des biens et de la taille du marché local. Les communes à fort taux de passoires mais à faible volume nécessitent une approche différente de celles où le parc énergivore est plus large mais moins concentré.
- Prioriser les prises de contact avec les propriétaires de biens classés F ou G dans les communes à indice élevé, où la probabilité de mise en vente à moyen terme est renforcée par la contrainte réglementaire.
- Adapter le discours commercial en valorisant l'accompagnement à la vente plutôt qu'à la rénovation pour les propriétaires peu enclins à engager des travaux coûteux.
- Étendre la prospection aux communes présentant un volume de logements D à G plus important, même avec un taux de passoires modéré, pour disposer d'un portefeuille de prospects plus large.
- Croiser ces données DPE avec les informations DVF disponibles pour affiner l'estimation de la valeur des biens concernés et anticiper la décote liée à l'étiquette énergétique.
- Suivre l'évolution de la réglementation applicable aux logements F et G afin d'ajuster le calendrier de prospection en fonction des échéances légales.
En résumé
Le Puy-de-Dôme présente un parc immobilier où les logements énergivores occupent une place significative, avec une part notable de passoires thermiques concentrée dans certaines communes à faible volume mais à taux élevé. Cette configuration offre aux professionnels de l'immobilier des repères pour orienter leur prospection, en combinant l'analyse du volume de logements disponibles et du niveau de risque énergétique propre à chaque commune.


