Sur 6 092 logements analysés dans le département 72 (Sarthe) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 716 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 11.8 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) mesure la consommation d'énergie et l'impact en émissions de gaz à effet de serre d'un logement, sur une échelle allant de A (performance optimale) à G (passoire thermique). Cette étiquette, obligatoire lors de toute transaction ou mise en location, constitue une donnée publique exploitable pour identifier les biens susceptibles de faire l'objet d'une vente à court ou moyen terme.

Les étiquettes F et G revêtent une importance particulière pour les professionnels de l'immobilier depuis l'entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, qui restreint progressivement la mise en location des logements les plus énergivores. Les propriétaires de ces biens sont ainsi confrontés à un choix entre engager des travaux de rénovation coûteux ou vendre, ce qui en fait des cibles de prospection prioritaires. La Sarthe, avec 6092 logements analysés répartis sur 201 communes, offre un terrain d'observation étendu pour repérer ces situations.

Chiffres clés

6 092
Logements analysés (DPE)
716 (11.8 %)
Passoires thermiques (F ou G)
3 937 (64.6 %)
Logements énergivores (D à G)
201
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
94 (1.5 %)
B
211 (3.5 %)
C
1 850 (30.4 %)
D
2 248 (36.9 %)
E
973 (16 %)
F
467 (7.7 %)
G
249 (4.1 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 6092 logements analysés en Sarthe, 716 sont classés F ou G, soit 11,8 % du parc étudié. Ce taux de passoires thermiques, bien que minoritaire, représente un volume non négligeable de biens potentiellement concernés par des obligations de travaux ou par une décote à la vente. Plus largement, 3937 logements, soit 64,6 % de l'ensemble, se situent en étiquette D à G, ce qui signifie qu'une large majorité du parc analysé présente une performance énergétique moyenne à faible.

La répartition détaillée par étiquette confirme cette tendance : la classe D domine avec 2248 logements, suivie de la classe C avec 1850 logements. Les étiquettes E (973), F (467) et G (249) complètent un ensemble où les logements les plus performants (A avec 94 et B avec 211) restent minoritaires. Cette structure indique un parc globalement ancien ou peu rénové sur le plan énergétique, avec un socle de passoires thermiques identifiable et quantifiable.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Bourg-le-Roi5360 %
70
2Beaumont-sur-Dême5360 %
70
3Saint-Rémy-des-Monts10550 %
60
4Saint-Rémy-du-Val9555.6 %
60
5Domfront-en-Champagne10550 %
58
6Parennes6350 %
58
7Saint-Denis-d'Orques6350 %
58
8Ségrie6350 %
55
9Saint-Cosme-en-Vairais20945 %
54
10Oisseau-le-Petit14642.9 %
53
11Sougé-le-Ganelon14642.9 %
53
12Lavernat10440 %
53
13Assé-le-Riboul7342.9 %
53
14Courcemont5240 %
53
15Thorigné-sur-Dué15640 %
51
16Fresnay-sur-Sarthe401435 %
49
17Saint-Jean-d'Assé13538.5 %
49
18Lamnay11436.4 %
49
19Lavaré10440 %
49
20Solesmes8337.5 %
49

Lecture du classement

Les communes présentant le plus fort potentiel de prospection se distinguent par des taux de passoires F/G élevés, compris entre 50 % et 60 %, associés à des indices allant de 55 à 70 sur 100. Bourg-le-Roi et Beaumont-sur-Dême arrivent en tête avec un indice de 70/100 et un taux de 60 % de passoires, mais sur des volumes réduits de 5 logements analysés chacune, dont 3 en F ou G.

Saint-Rémy-des-Monts, Saint-Rémy-du-Val et Domfront-en-Champagne suivent avec des volumes légèrement supérieurs (9 à 10 logements analysés) et des taux de passoires compris entre 50 % et 55,6 %, pour des indices de 58 à 60/100. Parennes, Saint-Denis-d'Orques et Ségrie complètent ce classement avec 6 logements analysés chacune et un taux de 50 % de passoires. Ce qui distingue ces communes n'est donc pas un volume important de logements analysés, mais une proportion élevée de passoires thermiques rapportée à un échantillon restreint, ce qui se traduit par un indice de potentiel élevé malgré une base de données limitée.

Ce que cela implique pour votre prospection

Ces données permettent à un agent immobilier de prioriser ses actions de prospection en Sarthe en fonction de la concentration de passoires thermiques et de l'indice de potentiel calculé par commune, tout en tenant compte du volume de logements disponibles dans chaque zone.

  • Concentrer les premières actions de prospection sur les communes à indice élevé (Bourg-le-Roi, Beaumont-sur-Dême, Saint-Rémy-des-Monts, Saint-Rémy-du-Val), où la part de passoires thermiques dépasse 50 %.
  • Adapter le discours commercial en mettant en avant les obligations liées à la loi Climat et Résilience pour sensibiliser les propriétaires de logements F et G à l'intérêt d'une vente ou d'une rénovation.
  • Élargir la prospection aux communes présentant un volume de logements analysés plus large, comme celles classées D (2248 logements) ou E (973 logements), qui représentent un vivier plus étendu bien que moins urgent que les passoires F/G.
  • Croiser les données DPE avec d'autres informations disponibles localement afin d'affiner l'approche commune par commune, notamment sur les zones à faible échantillon où le taux de passoires peut évoluer avec de nouvelles données.
  • Suivre l'évolution du nombre de communes couvertes (201 dans cette étude) pour identifier progressivement de nouvelles zones à fort potentiel au fur et à mesure de l'enrichissement de la base.

En résumé

Le parc de logements analysé en Sarthe présente une part significative de biens énergivores, avec un socle de passoires thermiques concentré dans certaines communes à faible volume mais à taux de F/G élevé. Cette configuration offre aux agents immobiliers du territoire des repères concrets pour orienter leur prospection vers les biens les plus susceptibles de faire l'objet d'une mise en vente, en tenant compte à la fois de la proportion de passoires et du volume de logements disponibles dans chaque commune.