Sur 17 327 logements analysés dans le département 77 (Seine-et-Marne) à partir des diagnostics de performance énergétique (DPE) publiés par l'ADEME, 1 899 sont des passoires thermiques (étiquettes F ou G), soit 11 %. Voici les chiffres clés et le classement des communes.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation d'énergie et l'impact en émissions de gaz à effet de serre d'un logement, à travers une étiquette allant de A (peu consommateur) à G (fortement consommateur, dit « passoire thermique »). Cette donnée, obligatoire lors de toute transaction immobilière, est devenue un indicateur central de la valeur et de la vendabilité d'un bien.

Les étiquettes F et G concentrent une attention particulière car la loi Climat et Résilience encadre progressivement la mise en location des logements les plus énergivores, ce qui pousse un nombre croissant de propriétaires vers une décision : engager des travaux de rénovation coûteux ou vendre. Cette dynamique fait des passoires thermiques un signal d'alerte précoce pour un agent immobilier en recherche de mandats, et la Seine-et-Marne, avec 358 communes couvertes et 17327 logements analysés, constitue un territoire d'observation étendu pour repérer ces situations.

Chiffres clés

17 327
Logements analysés (DPE)
1 899 (11 %)
Passoires thermiques (F ou G)
10 361 (59.8 %)
Logements énergivores (D à G)
358
Communes analysées

Répartition des étiquettes DPE

A
256 (1.5 %)
B
661 (3.8 %)
C
6 049 (34.9 %)
D
5 910 (34.1 %)
E
2 552 (14.7 %)
F
1 165 (6.7 %)
G
734 (4.2 %)

Ce que disent ces chiffres

Sur les 17327 logements analysés en Seine-et-Marne, 1899 sont classés F ou G, soit 11 % du parc étudié. Ce taux, bien qu'il ne représente qu'une minorité des logements, désigne un volume conséquent de biens potentiellement concernés par une obligation de travaux ou une décote à la vente. Plus largement, les logements notés D à G, considérés comme énergivores, représentent 59.8 % du parc analysé, soit 10361 logements : une majorité des biens du territoire se situe donc dans une zone de vigilance énergétique.

La répartition par étiquette confirme cette lecture : la classe C domine avec 6049 logements, suivie de près par la classe D avec 5910 logements, ces deux catégories concentrant à elles seules l'essentiel du parc. Les étiquettes E (2552), F (1165) et G (734) forment un ensemble de 4451 logements qui constitue le socle des biens les plus exposés. À l'inverse, les logements performants (A et B) restent minoritaires, avec respectivement 256 et 661 unités, ce qui situe le parc seine-et-marnais globalement dans une zone intermédiaire à énergivore.

Classement des communes par potentiel de prospection

Indice StreetHome de potentiel de prospection (0 à 100) — un indicateur propriétaire, pas une donnée officielle (voir méthodologie).

#CommuneLogements analysésPassoires F/G% F/GIndice StreetHome
1Montmachoux7685.7 %
70
2Voinsles5360 %
55
3Chaintreaux7457.1 %
51
4Villebéon5360 %
51
5Mouy-sur-Seine5360 %
51
6Tousson5360 %
51
7Châtenay-sur-Seine11654.5 %
50
8Villenauxe-la-Petite6350 %
49
9Villiers-sous-Grez6350 %
49
10Melun6388413.2 %
48
11Thomery432148.8 %
48
12Fublaines311651.6 %
48
13Chelles7328311.3 %
47
14Meaux722659 %
47
15Léchelle9444.4 %
46
16Château-Landon361541.7 %
44
17Bannost-Villegagnon5240 %
44
18Ury13538.5 %
43
19Fontainebleau3317422.4 %
42
20Grez-sur-Loing271244.4 %
42

Lecture du classement

Les communes identifiées comme présentant le plus fort potentiel se distinguent par une part élevée de passoires thermiques rapportée à un nombre de logements analysés généralement restreint. Montmachoux se détache nettement avec un indice de 70/100, porté par 6 passoires F/G sur 7 logements analysés, soit 85.7 %, la part la plus élevée de la liste. Ce cas illustre une situation où, malgré un faible volume, la concentration de biens énergivores est quasi totale.

Les communes suivantes, Voinsles, Chaintreaux, Villebéon, Mouy-sur-Seine, Tousson et Villenauxe-la-Petite, affichent des indices resserrés entre 49 et 55, avec des parts de passoires comprises entre 50 % et 60 % sur des échantillons de 5 à 7 logements. Châtenay-sur-Seine se distingue par un volume plus important, 11 logements analysés dont 6 passoires F/G (54.5 %), ce qui en fait la commune du classement offrant à la fois une part significative de passoires et une base de prospection plus large que les autres communes listées.

Ce que cela implique pour votre prospection

Pour un agent immobilier prospectant sur ce territoire, ces données permettent de prioriser les communes et les biens où la probabilité de mise en vente liée à la contrainte énergétique est la plus forte, en combinant taux de passoires et volume de logements disponibles pour une action ciblée.

  • Concentrer les actions de prospection sur les communes à indice élevé, en particulier Montmachoux et Châtenay-sur-Seine, qui combinent une part forte de passoires et un volume exploitable.
  • Adapter le discours commercial aux propriétaires de logements F et G en évoquant les obligations liées à la loi Climat et Résilience comme argument de mise en vente.
  • Segmenter les campagnes selon les étiquettes D à G, qui représentent 59.8 % du parc, pour élargir le vivier de prospects au-delà des seules passoires thermiques.
  • Utiliser le volume de logements analysés par commune comme critère de sélection, en privilégiant les communes offrant une base suffisante comme Châtenay-sur-Seine (11 logements) pour optimiser le temps de prospection.
  • Suivre l'évolution de la répartition par étiquette sur le territoire pour ajuster les priorités de prospection dans le temps.

En résumé

La Seine-et-Marne présente un parc de logements majoritairement classé entre C et G, avec une part de passoires thermiques qui, bien que minoritaire en proportion, représente un volume identifiable de biens à potentiel de mise en vente. Les communes au plus fort indice, portées par des taux de passoires élevés et parfois des volumes exploitables, constituent des points d'entrée privilégiés pour une prospection ciblée et argumentée.